Suisse · Conditions générales

Conditions générales sur mesure en Suisse

Des conditions générales de vente et de prestation adaptées à votre secteur, rédigées par un avocat au regard du droit suisse en vigueur, en langage clair. Elles fixent vos règles de paiement et encadrent votre responsabilité.

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Votre base juridique

Ce que vous obtenez concrètement

Nous rédigeons, à partir de votre façon de travailler, des conditions conçues pour être opposables, c'est-à-dire pour lier réellement votre client. Vous recevez un document modifiable et un mode d'emploi pour l'intégrer à vos devis et à votre site, à un prix fixe communiqué avant toute mission.

  • Échéances de paiement, intérêts moratoires et frais de rappel prévus par écrit
  • Limitation de responsabilité adaptée à votre métier, dans les limites de la loi
  • Réserve de propriété et délais de réclamation réalistes
  • Clause de for (tribunal compétent) là où la loi le permet
  • Clauses propres à votre secteur : acomptes, annulation, défauts
  • Langage clair, lu et compris par vos clients

Comprendre

Que sont les conditions générales en droit suisse ?

Ce sont les règles que votre entreprise applique à tous ses clients : paiement, responsabilité, réclamations, annulation, tribunal compétent. Le devis, lui, fixe l'objet et le prix de chaque mission.

Aucune loi suisse ne les régit en tant que telles. Elles font partie du contrat par l'accord des parties (art. 1 du Code des obligations, CO), si le client a pu raisonnablement en prendre connaissance avant de s'engager (arrêt du Tribunal fédéral, ATF 148 III 57). Selon la règle de l'insolite, qui protège aussi les PME, une clause inhabituelle, qui modifie sensiblement la nature du contrat ou s'écarte notablement du cadre légal, ne lie pas le client qu'elle surprend si son attention n'a pas été spécialement attirée sur elle (ATF 138 III 411).

Envers les consommateurs, l'art. 8 de la loi contre la concurrence déloyale (LCD) rend déloyales les conditions qui créent, contrairement à la bonne foi, une disproportion notable et injustifiée entre droits et obligations. Cette règle ne s'applique pas entre entreprises.

À retenir

  • Le client doit pouvoir les lire avant de s'engager ; la preuve vous incombe (art. 8 du Code civil, CC).
  • Si une clause est nulle, le reste du contrat subsiste, sauf s'il n'aurait pas été conclu sans elle (art. 20 al. 2 CO).
  • Une clause ambiguë s'interprète, en dernier recours, contre son rédacteur.

La question que tout le monde pose

Des conditions générales sont-elles obligatoires ?

Non. Sans elles, les règles par défaut du CO s'appliquent, souvent moins favorables pour vous.

Pour tous vos clients

Sans terme convenu, la créance est exigible immédiatement (art. 75 CO), mais le client n'est en principe en demeure qu'après une interpellation, par exemple un rappel (art. 102 CO). L'intérêt moratoire légal est alors de 5 % l'an (art. 104 CO, état au 1er octobre 2026). Sans clause, pas de frais de rappel forfaitaires ni de limitation de responsabilité.

Envers un consommateur

Vos conditions sont contrôlées au regard de l'art. 8 LCD. Pour un contrat de consommation courante, une clause de for conclue avant la naissance du litige ne lie pas le consommateur (art. 32 et 35 du Code de procédure civile, CPC).

Pour toute vente en ligne, à des entreprises comme à des consommateurs, l'art. 3 al. 1 let. s LCD impose d'indiquer clairement votre identité et votre adresse de contact, y compris électronique, de décrire les étapes de la commande, de permettre la correction des erreurs de saisie et de confirmer la commande sans délai par e-mail.

Le contenu

Les clauses qui font la différence

Six clauses pèsent souvent lourd lorsqu'un dossier tourne mal.

Paiement et intérêts

Un délai imprimé sur la facture ne vaut pas, à lui seul, terme convenu : fixez l'échéance dans vos conditions. L'intérêt légal de 5 % l'an cède la place à un taux conventionnel supérieur s'il a été stipulé (art. 104 al. 2 CO). Des frais de rappel supposent une clause ; le juge réduit un montant excessif (art. 163 al. 3 CO).

Responsabilité

Une limitation est possible, jamais pour le dol ou la faute grave (art. 100 al. 1 CO). Celle pour vos auxiliaires peut être exclue en tout ou en partie (art. 101 al. 2 CO). La responsabilité du fait des produits ne peut être ni limitée ni exclue (art. 8 de la loi fédérale sur la responsabilité du fait des produits, LRFP).

Réserve de propriété

Elle n'est valable qu'inscrite au registre de l'office des poursuites du domicile de l'acheteur (art. 715 CC) : une clause seule ne suffit pas. Prévoyez l'accord de l'acheteur à l'inscription ou d'autres garanties, comme un acompte.

Réclamations et défauts

L'acheteur signale les défauts sans délai (art. 201 CO), délai que vos conditions peuvent préciser. Depuis le 1er janvier 2026, le délai pour signaler un défaut est de 60 jours pour un ouvrage immobilier, ainsi que pour une chose intégrée dans un ouvrage immobilier lorsque ses défauts sont à l'origine de ceux de l'ouvrage ; pour les défauts cachés, il court dès leur découverte. Tout délai plus court est nul (art. 201 al. 4, 367 al. 1bis et 370 al. 4 CO). Envers un consommateur, le délai de garantie ne peut être ramené sous deux ans, un an pour l'occasion (art. 210 al. 4 CO).

For et droit applicable

Entre entreprises, une clause de for passée par écrit ou par tout moyen permettant la preuve par un texte est valable (art. 17 CPC). Envers un consommateur (contrat de consommation courante), elle n'a d'effet que si elle est conclue après la naissance du litige (art. 35 CPC).

Force majeure

L'obligation devenue impossible sans faute du débiteur s'éteint (art. 119 CO). Face à un changement de circonstances, le juge n'adapte ou ne résilie le contrat qu'exceptionnellement : changement ni prévisible ni évitable, perturbation grave de l'équivalence des prestations, contrat non encore exécuté sans réserve (ATF 127 III 300). Une clause définit les événements visés et leurs effets.

La mise en place

Comment les rendre opposables

Vos conditions lient le client s'il a pu raisonnablement en prendre connaissance avant ou lors de la conclusion du contrat. Dans une affaire internationale entre parties traitant par e-mail, le Tribunal fédéral a jugé suffisant un renvoi aux conditions publiées sur le site (ATF 139 III 345) ; la portée de cet arrêt en droit interne n'est pas certaine : par prudence, joignez vos conditions ou faites figurer un lien direct dans le devis.

Mettez vos clauses sensibles clairement en évidence et, mieux, mentionnez-les dans le document signé : une simple mise en gras ne suffit pas toujours. Par prudence, une clause de modification unilatérale devrait préciser l'événement qui la déclenche et l'ampleur de la modification et, dans un contrat de durée, laisser au client un droit de résiliation (ATF 135 III 1).

La facture seule ne suffit pas. Imprimées pour la première fois sur une facture, vos conditions arrivent en principe trop tard : le contrat est déjà conclu.

  • Devis : renvoi exprès, texte joint ou accessible par un lien avant la signature
  • Bon de commande : signature du client sous un renvoi clair aux conditions
  • Site : lien visible vers les conditions avant la validation de la commande
  • Commande en ligne : case à cocher et copie datée des conditions acceptées
  • Clients réguliers : conditions rappelées sur chaque devis

Le choix

Modèle standard ou sur mesure ?

Certains modèles reprennent des règles étrangères qui ne s'appliquent pas en Suisse.

Comparaison entre un modèle standard et des conditions générales sur mesure
QuestionModèle standardSur mesure
Révision des défauts de construction (1er janvier 2026)À vérifier dans un modèleIntégrée dans nos documents
Clients entreprises et consommateursRégimes parfois confondusRègles propres aux consommateurs identifiées
Délai de 14 jours pour renoncer à un achat en ligne, copié du droit européenEngagement que la loi suisse n'impose pasDroit de retour seulement si vous le choisissez
Réserve de propriétéSimple clause, sans effetInscription au registre prévue
Limitation de responsabilitéExclusion totale, nulle pour la faute graveAdaptée à votre métier et à votre assurance
Tribunal compétent envers un consommateurTribunal du vendeur imposé, souvent inopposable au consommateurTribunaux prévus par la loi pris en compte

Questions fréquentes

Vos questions sur les conditions générales

Que contiennent de bonnes conditions générales ?

Le champ d'application, le prix et le paiement, les délais, les défauts, la responsabilité, la réserve de propriété, la force majeure, la fin du contrat et les litiges, plus les clauses de votre secteur. Votre déclaration de protection des données, qui informe vos clients au sens de l'art. 19 de la loi sur la protection des données (LPD), est en pratique un document distinct de vos conditions générales.

Faut-il deux versions, entreprises et particuliers ?

Ce n'est pas obligatoire, mais plusieurs règles ne protègent que les consommateurs : art. 8 LCD, délai minimal de garantie, tribunaux imposés par la loi, prix en francs suisses TVA comprise. Un chapitre réservé aux consommateurs suffit souvent.

Mes clients sont dans plusieurs pays : que prévoir ?

Entre entreprises, vous pouvez en principe choisir le droit applicable et le tribunal. Pour une vente de marchandises à une entreprise étrangère, la Convention de Vienne (CVIM) s'applique en principe, sauf exclusion expresse (art. 6 CVIM). Un consommateur domicilié dans un État lié par la Convention de Lugano vers lequel vous dirigez votre activité conserve en principe les tribunaux de son domicile (art. 15-17 CL ; ATF 142 III 170), et le choix du droit applicable est exclu pour les contrats de consommation courante (art. 120 de la loi sur le droit international privé).

Mes conditions datent de quelques années : sont-elles encore valables ?

Plusieurs réformes peuvent les concerner, notamment la révision des défauts de construction (1er janvier 2026) et, pour vos documents en ligne, la nouvelle LPD (1er septembre 2023). Pour les contrats conclus avant le 1er janvier 2026, l'ancien droit reste en principe applicable, sous réserve des règles transitoires du titre final du Code civil (art. 49 Tit. fin. CC), dont le Tribunal fédéral n'a pas encore précisé la portée : faites examiner votre contrat. Faites aussi relire vos conditions : c'est l'objet de l'analyse gratuite.

Combien coûte la rédaction ?

Un prix fixe, communiqué avant toute mission, selon la complexité de votre activité. Vous recevez d'abord une analyse gratuite, puis une proposition d'honoraires.

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