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Conditions générales pour la construction

Entrepreneurs, sous-traitants et artisans du bâtiment : des conditions générales et des contrats d'entreprise qui tiennent compte de la réalité du chantier, rédigés par un avocat et conformes au droit belge.

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Le terrain

Les risques propres au bâtiment

Dans la construction, le litige naît rarement d'un désaccord sur la qualité du travail. Il naît d'un acompte non prévu, de travaux supplémentaires exécutés sur simple accord oral, d'une réception jamais formalisée, d'un chantier arrêté par la pluie ou d'un sous-traitant défaillant. Des conditions générales copiées sur Internet couvrent rarement ces situations et ignorent souvent les règles impératives du droit belge, à commencer par la responsabilité décennale (votre responsabilité pendant dix ans pour les vices graves qui menacent la solidité ou la stabilité de l'ouvrage).

Nous rédigeons des conditions générales, des contrats d'entreprise et des contrats de sous-traitance adaptés à votre métier. Pour les chantiers importants, un contrat d'entreprise sur mesure complète utilement vos conditions générales. Les clauses communes à tous les métiers du bâtiment sont détaillées sur notre page conditions générales pour entrepreneurs.

Ce que nous réglons pour vous

  • Acomptes et paiements par tranches selon l'avancement, avec le droit de suspendre le chantier en cas d'impayé (exception d'inexécution, art. 5.239 du Code civil, contrats conclus depuis le 1er janvier 2023)
  • Travaux supplémentaires : confirmation écrite, avec prix, avant toute exécution
  • Réception provisoire et définitive : laquelle vaut agréation (l'acceptation de l'ouvrage par le client), et donc point de départ de la responsabilité décennale
  • Responsabilité décennale, vices cachés légers et vices apparents : trois régimes, trois clauses distinctes
  • Sous-traitance : contrats conformes à la loi du 15 mai 2024, action directe et retenues de l'art. 30bis
  • Intempéries et force majeure : prolongation des délais sans indemnité, sur la base de critères objectifs (envers un consommateur, une modification unilatérale du délai est interdite, art. VI.83 du Code de droit économique, CDE)
  • Assurance : attestation d'assurance décennale (loi du 31 mai 2017) et preuve d'assurance des sous-traitants
  • Délais de paiement, intérêts et clause indemnitaire (clause pénale) distincts pour les clients particuliers et professionnels

Là où ça dérape en pratique

Trois litiges fréquents dans le bâtiment

Des travaux supplémentaires jamais confirmés par écrit

Le client demande une modification sur le chantier, vous l'exécutez, puis il conteste la facture. Pour un forfait de construction, l'art. 1793 de l'ancien Code civil exige jusqu'au 31 août 2027 un accord écrit sur les travaux et leur prix ; ensuite, l'art. 7.4.8 du Code civil ne l'exige plus : l'écrit devra figurer dans le contrat. Nos conditions imposent une confirmation écrite, avec prix, avant exécution.

Une réception jamais formalisée

Sans procès-verbal, il devient difficile d'établir quand les vices apparents ont été acceptés et quand la décennale a commencé à courir : l'agréation peut être tacite, mais encore faut-il la prouver. Le contrat doit préciser laquelle des deux réceptions vaut agréation. Nos conditions organisent la réception, fixent un délai de réclamation pour les vices apparents, adapté selon que le client est une entreprise ou un consommateur, et désignent expressément l'agréation.

Un sous-traitant qui vous met en difficulté

Vous répondez de son travail envers votre client. S'il n'est pas payé, il peut agir directement contre votre client (art. 1798 de l'ancien Code civil). S'il a des dettes sociales ou fiscales, vous devez retenir une partie de sa facture avant de le payer : 35 % du montant hors TVA pour les dettes sociales (art. 30bis de la loi du 27 juin 1969) et 15 % pour les dettes fiscales (art. 402 et 403 du Code des impôts sur les revenus 1992), sous peine d'être solidairement responsable de ses dettes. Nos contrats de sous-traitance répercutent vos obligations de délai, de réception et d'assurance, et respectent la loi du 15 mai 2024.

Points de contrôle

Ce que vos conditions actuelles doivent régler

Points de contrôle de vos conditions générales dans la construction
QuestionRisque si la clause manqueCe que nous prévoyons
Conforme au Livre 5 du Code civil (2023) et préparé pour le Livre 7 (1er septembre 2027)Références légales dépasséesVérifié, deux versions prévues
Travaux supplémentairesTravaux supplémentaires contestésÉcrit préalable avec prix
Réception et agréationRéceptions confonduesAgréation désignée expressément
Responsabilité décennaleClause limitative nulleRespectée, vices légers encadrés
Intempéries et force majeureRetards imputés à l'entrepreneurProlongation des délais prévue
Clients particuliers (Livre XIX du CDE) et professionnels (loi du 2 août 2002)Clause illégale envers un consommateurDeux régimes distincts
Sous-traitance (loi du 15 mai 2024, art. 30bis)Obligations de sous-traitance non répercutéesContrat de sous-traitance dédié

Questions fréquentes

Vos questions sur les conditions générales dans la construction

Quelle est la différence entre un contrat d'entreprise et un contrat de sous-traitance ?

Le contrat d'entreprise vous lie à votre client, le maître de l'ouvrage. Le contrat de sous-traitance vous lie à l'entrepreneur qui vous confie une partie de ses travaux, ou à celui que vous engagez. Les clauses de paiement, de réception, de responsabilité et d'assurance y diffèrent sensiblement ; nous rédigeons les deux sur mesure.

Peut-on limiter la responsabilité décennale dans ses conditions générales ?

Non. La responsabilité décennale (art. 1792 et 2270 de l'ancien Code civil) est d'ordre public : toute clause qui l'exclut, la limite ou la raccourcit est nulle. Elle couvre, pendant dix ans à compter de l'agréation, les vices graves qui compromettent la solidité ou la stabilité de l'ouvrage. À partir du 1er septembre 2027, l'art. 7.4.57 du Code civil (loi du 22 juillet 2026) reprend ce principe et frappe de nullité absolue toute clause limitative. Les vices cachés légers, eux, peuvent être encadrés par contrat, dans le respect des règles sur les clauses abusives.

Que faire si le client ne paie pas un acompte ou une tranche ?

Vos conditions peuvent vous autoriser à suspendre le chantier jusqu'au paiement (exception d'inexécution, art. 5.239 du Code civil) et à adresser une mise en demeure. Envers un consommateur, dès que vos conditions prévoient une clause indemnitaire, intérêts et indemnité supposent un premier rappel gratuit, envoyé sur support durable avec les mentions obligatoires, et un délai d'au moins quatorze jours calendrier qui court à partir du troisième jour ouvrable suivant l'envoi (le lendemain si le rappel est électronique) ; l'indemnité forfaitaire est plafonnée (20 euros jusqu'à 150 euros ; 30 euros + 10 % de la tranche de 150,01 à 500 euros ; 65 euros + 5 % au-delà, maximum 2 000 euros) et l'intérêt ne peut dépasser le taux de la loi du 2 août 2002 (Livre XIX du CDE). Sans clause, seuls les intérêts au taux légal sont dus, après mise en demeure. Entre entreprises, les intérêts courent de plein droit dès le lendemain de l'échéance, avec une indemnité forfaitaire de 40 euros (loi du 2 août 2002).

Travaillez-vous aussi pour les indépendants et les petites entreprises ?

Oui. Nous travaillons pour l'artisan seul comme pour l'entreprise générale, en Wallonie et Bruxelles, avec la même approche : analyse gratuite, prix fixe communiqué avant toute mission, documents en langage clair.

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