Secteurs

Conditions générales pour intermédiaires immobiliers

Intermédiaires immobiliers, syndics et régisseurs : un contrat de courtage mal rédigé peut vous coûter votre commission. Nous rédigeons des contrats et des conditions générales conformes aux règles qui protègent vos clients consommateurs, à la déontologie et au droit des contrats.

Analyse gratuite Poser une question

← Tous les secteurs

Un secteur encadré de près

La profession est réglementée par la loi du 11 février 2013. Sauf exceptions légales, comme le syndic non professionnel, nul ne peut exercer en indépendant l'activité d'intermédiaire immobilier (couramment : agent immobilier), de syndic ou de régisseur sans inscription à l'Institut professionnel des agents immobiliers (IPI). À la loi s'ajoutent deux textes. Le premier est le code de déontologie de l'IPI, dont la nouvelle version (arrêté royal du 20 juillet 2026) est en vigueur depuis le 1er octobre 2026. Le second est l'arrêté royal du 28 septembre 2023 sur les clauses des contrats d'intermédiation immobilière, c'est-à-dire vos contrats de courtage avec des consommateurs.

Ces règles sont distinctes : un document conforme à la déontologie n'est pas, pour autant, conforme au droit de la consommation. Toute clause contraire à l'arrêté royal de 2023 est nulle, et le contrat ne subsiste que s'il peut subsister sans elle. Nos contrats de courtage, conventions de syndic et conditions générales sont rédigés pour satisfaire aux trois à la fois (voir aussi notre page conditions générales sur mesure).

Ce que nous réglons pour vous

  • Contrat d'intermédiation, dit contrat de courtage (vente, achat, location), conforme à l'arrêté royal du 28 septembre 2023 : mission et pouvoirs dans une seule rubrique, prix minimum ou maximum, tarif global TVA comprise
  • Droit de rétractation de quatorze jours du consommateur, quel que soit le lieu de signature, et demande écrite du client pour que vous commenciez la mission pendant ce délai
  • Exclusivité : durée maximale, préavis, reconduction et droit d'opposition du client
  • Commission : quand elle est due, ce qui se passe si la vente échoue faute de crédit (condition suspensive), commission due après la fin du contrat
  • Résiliation par le client et indemnités plafonnées par l'arrêté royal
  • Information du client : rapport au moins mensuel, attestations au coût réel, mentions obligatoires sur vos documents
  • Convention de syndic : contrat écrit, prestations forfaitaires et complémentaires, mandat de trois ans maximum (art. 3.89 du Code civil)
  • Mandats de gestion locative et conditions générales pour vos clients professionnels (clauses abusives entre entreprises, art. VI.91/1 et suivants du CDE)

Là où ça dérape en pratique

Trois situations que nous voyons revenir

Une exclusivité de douze mois, reconduite tacitement

Le vendeur veut reprendre sa liberté, vous invoquez le contrat. Depuis le 1er février 2024, un contrat conclu avec un consommateur ne peut prévoir une exclusivité de plus de six mois, et la reconduction tacite suppose que le client ait pu s'y opposer. La clause contraire est nulle. Nos contrats restent dans ces limites, condition pour que l'exclusivité puisse être opposée au client.

Le bien est vendu à un visiteur, trois mois après la fin du contrat

Vous aviez organisé la visite, le vendeur a conclu sans vous. La commission reste due si la vente intervient dans les six mois de la fin du contrat avec une personne à qui vous avez donné une information précise et individuelle, et si vous avez transmis au client la liste de ces personnes dans les sept jours ouvrables. Sans liste, pas de commission. Nos contrats organisent cette liste et le rapport mensuel.

Un contrat signé au salon du vendeur, sans information sur la rétractation

Le consommateur dispose de quatorze jours pour se rétracter, quel que soit le lieu de signature, à l'agence comme à son domicile (arrêté royal du 28 septembre 2023). Pour un contrat signé hors de l'agence ou à distance, le délai peut en outre se prolonger jusqu'à douze mois s'il n'a pas été informé de ce droit (Livre VI du CDE). Commencer la mission pendant ce délai sans demande expresse du client sur support durable (papier ou fichier qu'il peut conserver), c'est travailler à vos risques. Nos contrats intègrent l'information, le formulaire et cette demande.

Pourquoi pas un modèle standard

Modèle téléchargé ou contrat sur mesure pour intermédiaires immobiliers

Comparaison entre un modèle générique et un contrat de courtage sur mesure
QuestionRisque d'un modèle génériqueSur mesure
Arrêté royal applicableFondé sur l'arrêté royal du 12 janvier 2007, abrogéArrêté royal du 28 septembre 2023 (contrats depuis le 1er février 2024)
ExclusivitéDouze mois, reconduction automatiqueSix mois maximum, préavis et opposition encadrés
Indemnité de rupture par le client75 % en toutes hypothèses50 % les trois premiers mois, puis 25 % ; 75 % réservé à la violation de l'exclusivité
Droit de rétractationAbsent, ou limité aux contrats signés hors agenceQuatorze jours quel que soit le lieu, formulaire fourni
Commission après la fin du contratIllimitée dans le tempsSix mois, liste transmise dans les sept jours ouvrables
Convention de syndicRenvoi à l'ancien article 577-8 du Code civil, remplacé depuis 2021Contrat écrit, prestations listées, mandat de trois ans maximum

Questions fréquentes

Vos questions d'intermédiaire immobilier ou de syndic

Que se passe-t-il si mon contrat contient une clause contraire à l'arrêté royal de 2023 ?

La clause est nulle et le contrat subsiste s'il peut subsister sans elle ; le consommateur ne peut pas y renoncer. En pratique, vous risquez de perdre le bénéfice de la clause irrégulière ou, selon le commentaire d'un arrêt récent de la Cour de cassation, de la voir ramenée aux limites de l'arrêté royal (exclusivité réduite à six mois, indemnité ramenée aux plafonds), tout en restant tenu de votre mission. Un contrat relu par un avocat limite ce risque.

Le prix d'un bien peut-il être payé en espèces ?

Non. Le prix d'un bien immobilier ne peut être payé que par virement ou par chèque, et les paiements en espèces sont plafonnés à 3 000 euros par opération ou ensemble d'opérations liées (loi du 18 septembre 2017).

Quelles règles s'appliquent à une convention de syndic ?

Le syndic et l'association des copropriétaires signent un contrat écrit listant les prestations forfaitaires et complémentaires. Le mandat ne peut excéder trois ans et n'est renouvelé que par décision expresse de l'assemblée générale, qui peut toujours révoquer le syndic, sauf le syndic désigné par le juge (art. 3.89 du Code civil). Le syndic professionnel doit être inscrit à l'IPI ; en sont dispensées les personnes qui gèrent uniquement leur patrimoine familial, un immeuble dont elles sont copropriétaires ou le patrimoine de leur société, moyennant une communication annuelle à l'IPI de la liste des copropriétés qu'elles gèrent.

Prêt à sécuriser votre activité ?

Demandez votre analyse gratuite : un avocat examine vos documents et vous donne un premier avis sous 48 heures ouvrables, sans engagement.

Analyse gratuite Poser une question