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Conditions générales pour l'horeca

Restaurants, brasseries, cafés, traiteurs et salles de fêtes : une table de douze qui ne vient pas, un mariage annulé à un mois de la date, un acompte contesté. Vos conditions générales doivent prévoir ces situations, dans le respect des règles qui protègent vos clients particuliers.

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Les risques propres à l'horeca

Dans l'horeca, les marges sont étroites et le temps ne se stocke pas. Une réservation non honorée, appelée no-show, un groupe qui annule la veille ou un événement reporté se traduisent par des denrées achetées, du personnel prévu et une salle vide. Beaucoup d'établissements se contentent d'une mention sur leur site, sans conditions générales acceptées par le client.

La plupart de vos clients sont des consommateurs, c'est-à-dire des particuliers qui agissent à des fins privées : le Code de droit économique (CDE) encadre strictement les indemnités d'annulation que vous pouvez leur imposer. Vos clients professionnels relèvent d'autres règles, plus souples mais pas sans limites. Nos conditions distinguent les deux. Elles complètent notre page conditions générales sur mesure ; pour les traiteurs et les salles de fêtes, un contrat sur mesure (contrat d'événement ou de traiteur) accompagne utilement le devis.

Ce que nous réglons pour vous

  • Réservations et no-show : une indemnité acceptée avant la réservation, réciproque et proportionnée, seule façon de l'opposer à un consommateur (art. VI.83 du CDE)
  • Acompte ou arrhes : deux mécanismes différents, un choix expliqué à vos clients
  • Annulation par le client et par l'établissement : délais échelonnés, sommes conservées ou remboursées
  • Réservations en ligne : conditions d'annulation communiquées avant la commande et bouton de commande conforme (art. VI.46 du CDE)
  • Traiteurs et salles de fêtes : convives définitifs, date limite de modification, horaire, caution, dégâts
  • Force majeure : météo, interdiction administrative, maladie, et ce que chacun doit supporter (art. 5.226 du Code civil)
  • Paiement : rappel gratuit et plafonds du Livre XIX du CDE pour les particuliers, intérêts de plein droit pour les entreprises (loi du 2 août 2002)

Là où ça dérape en pratique

Trois situations que nous voyons revenir

Une table de douze qui ne vient pas

Vous avez refusé d'autres clients et acheté les produits. Pouvez-vous facturer le no-show ? Envers un particulier, oui, à trois conditions. L'indemnité doit avoir été acceptée avant la réservation. Une indemnité du même ordre doit peser sur vous si vous annulez. Son montant ne peut pas dépasser manifestement votre préjudice. À défaut, la clause est nulle. À notre connaissance, aucun texte ne fixe de montant légal : nous l'adaptons à votre établissement.

Un mariage annulé à un mois de la date

Le client réclame son acompte, vous avez déjà engagé des frais. L'acompte est un paiement partiel du prix : il ne permet à personne de se dédire. Les arrhes autorisent chacun à renoncer, le client en les perdant, vous en restituant le double. Envers un consommateur, la somme conservée doit rester proportionnée et l'établissement qui annule ne peut rien garder. Nos conditions prévoient un barème d'annulation échelonné.

« J'annule, j'ai quatorze jours pour changer d'avis »

Un client qui a réservé en ligne invoque le droit de rétractation. Il n'en a pas : ce droit ne s'applique pas à la restauration, à l'hébergement ou aux loisirs lorsque le contrat prévoit une date ou une période d'exécution déterminée (art. VI.53, 12° du CDE). Mais les conditions d'annulation doivent lui avoir été fournies avant la commande, et le bouton de réservation doit mentionner l'obligation de paiement, sans quoi il n'est pas lié (art. VI.46, § 2 du CDE).

Pourquoi pas un modèle standard

Modèle téléchargé ou conditions sur mesure pour l'horeca

Comparaison entre un modèle générique et des conditions générales sur mesure pour l'horeca
QuestionRisque d'un modèle génériqueSur mesure
À jour du Livre 5 du Code civil et préparé pour le Livre 7 (2027)Rarement mis à jourVérifié, mise à jour prévue
Indemnité de no-showForfait à sens unique, souvent nulRéciproque, proportionnée, acceptée avant la réservation
Acompte ou arrhesTermes confondusMécanisme choisi et expliqué
Réservation en ligneRien sur la rétractation ni sur le bouton de commandeException expliquée, parcours de commande conforme
Clients particuliers et professionnelsUn régime unique, souvent nul envers les consommateursDeux régimes distincts
Traiteur et salle de fêtesClause vague sur les convives et les dégâtsNombre définitif, date limite, caution, dégâts
Force majeure et événementsAbsenteClause précise, sort des acomptes

Questions fréquentes

Vos questions de restaurateur ou de traiteur

Puis-je facturer un no-show à un particulier ?

Oui, sous conditions. L'indemnité doit avoir été acceptée avant la réservation (art. 5.23 du Code civil), une indemnité du même ordre doit peser sur vous si vous annulez, et son montant ne peut dépasser manifestement le préjudice que vous pouvez subir (art. VI.83, 17°, 24° et 27° du CDE). Une clause qui ne respecte pas ces conditions est nulle (art. VI.84). À notre connaissance, aucun texte ne fixe de montant légal.

Acompte ou arrhes : que dois-je demander ?

L'acompte est une avance sur le prix : son sort dépend de votre clause d'annulation. Les arrhes donnent à chacun le droit de se dédire, le client en les perdant, vous en restituant le double (art. 1590 de l'ancien Code civil). L'acompte assorti d'un barème d'annulation est souvent le choix le plus sûr. La loi du 22 juillet 2026, qui introduit le Livre 7 du Code civil, prévoit l'abrogation de cet article à partir du 1er septembre 2027 ; nous préparons cette mise à jour.

Les plateformes de réservation imposent leurs propres conditions : les miennes servent-elles encore ?

Oui. Les conditions de la plateforme régissent votre relation avec elle. Les vôtres restent nécessaires pour tout ce qu'elle ne règle pas : no-show, annulation, acomptes, réservations par téléphone ou sur place. Nous veillons à ce qu'elles soient communiquées au client avant la réservation (art. 5.23 du Code civil) et ne contredisent pas celles de la plateforme.

Un client professionnel (séminaire, réception d'entreprise) relève-t-il des mêmes règles ?

Non. Entre entreprises, le Livre XIX et la liste noire de l'article VI.83 du CDE ne s'appliquent pas. Vous êtes plus libre de fixer acomptes et indemnités d'annulation, sous deux réserves : le juge réduit la clause indemnitaire manifestement déraisonnable (art. 5.88 du Code civil) et les indemnités manifestement disproportionnées sont présumées abusives (art. VI.91/5, 8° du CDE). Le délai de paiement convenu ne peut en revanche dépasser 60 jours civils (30 jours à défaut de clause) ; une clause plus longue est réputée non écrite. En cas de retard, les intérêts courent de plein droit et une indemnité forfaitaire de 40 euros est due (loi du 2 août 2002).

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